X-Files, combattre le futur

Réalisateur : Chris Carter

Acteurs : David Duchovny, Gillian Anderson, John Neville, William B. Davis, Martin Landau, Mitch Pileggi

Date de sortie : 21 octobre 1998

Durée : 2h00

J'ai bien évidemment été voir X-Files, combattre le futur mais pour tout dire, je n'étais pas très enthousiaste avant d'acheter mon billet. Après avoir perdu le fil de la série sur M6, les derniers épisodes que j'y ai vus me laissaient sceptique : comme un bateau qui court sur son aire, les épisodes s'enchaînent sans fil conducteur, sans suspense, avec juste les tribulations d'un couple de personnages pour seul principe. Certes ils sont attachant à force de ne pas se rencontrer mais après un certain temps...

Revenons au film. Je ne sais pas s'il est possible d'avoir un regard objectif sur celui-ci en oubliant qu'on est également spectateur (consommateur  ?) de la série, mais il m'a semblé de bonne facture. La qualité des images est digne du cinéma en particulier dans la scène d'effondrement de la calotte antarctique. Pour autant le film ne se laisse pas dominé par les effets spéciaux ce qui est souvent le travers des films d'anticipation et d'action. La progression du scénario est aussi bien maîtrisée avec une bonne répartition des coups de théâtre bien que les reprises soient nombreuses, de 2001, l'odyssée de l'espace pour l'introduction préhistorique à Alien 2 pour le final.

Par rapport à la série, les seuls petits reproches que je ferai concerne la musique et les bruitages que je n'ai pas du tout remarqué (peut-être est-ce du à la salle de l'UGC Part-Dieu ?) et au machisme du scénario : ici Mulder est le seul à faire avancer l'action et à comprendre les projets des extra-terrestres et leurs alliés du projet tandis que Scully est la faible femme qui craque psychologiquement ou physiquement. Les autres personnages habituels de la série sont également un peu maltraités. Skinner est falot et l'homme à la cigarette est réduit au rôle d'homme de main.

cotation : 3/5

- Jean-Philippe Papillon, octobre 1998


© Aglossa, 1998-1999