Nicholas Carr est peut-être extrême dans ses généralisations. Mais il y a un fond de vérité et le besoin de fiabilité, de sécurité au sens large pour des fonctions basiques, devrait tout à fait être à l'ordre du jour des DSI.
From a practical standpoint, the most important lesson to be learned from earlier infrastructural technologies may be this: When a resource becomes essential to competition but inconsequential to strategy, the risks it creates become more important than the advantages it provides. Think of electricity. Today, no company builds its business strategy around its electricity usage, but even a brief lapse in supply can be devastating (as some California businesses discovered during the energy crisis of 2000). The operational risks associated with IT are manyâ”technical glitches, obsolescence, service outages, unreliable vendors or partners, security breaches, even terrorismâ”and some have become magnified as companies have moved from tightly controlled, proprietary systems to open, shared ones. Today, an IT disruption can paralyze a company's ability to make its products, deliver its services, and connect with its customers, not to mention foul its reputation. Yet few companies have done a thorough job of identifying and tempering their vulnerabilities. Worrying about what might go wrong may not be as glamorous a job as speculating about the future, but it is a more essential job right now. HBS Working Knowledge: Technology: Why IT Doesn't Matter Anymore
Puisque le Gartner agite un épouvantail à propos du nouveau système de messagerie de Windows Mobile:
Although the software allows administrators to remotely wipe all the information on a device, this doesn't include all the files stored on an SD or CompactFlash card."Wiping the devices' memory is of limited use, since data on removable media is not erased and remains exposed. Because mobile devices have limited storage capacity, most users store data on media, such as memory cards, that can simply be removed from one device and read in another," the research note says.
Via Brighthand
il faut savoir qu'il y a des outils encore plus communs et encore plus dangereux. Si vous utilisez un compte POP3 ou IMAP sans cryptage SSL (le petit cadenas qui apparaît dans votre navigateur Internet), sachez que n'importe quel collègue un peu astucieux et curieux peut lire copie des messages que vous recevez. Et si vous pouvez consulter vos messages à distance, chez vous par exemple, lui aussi.
Cette perte de confidentialité est bien plus dangereuse que la perte de son ordinateur de poche Windows parce que vous ne vous en rendez même pas compte.
Conclusion de Schneier on Security: Attack on the Bluetooth Pairing Process
Taken together, this is an impressive result. I can't be sure, but I believe it would allow an attacker to take control of someone's Bluetooth devices. Certainly it allows an attacker to eavesdrop on someone's Bluetooth network.

Peu de gens y croyaient, et pourtant. Quelques réactions à chaud :
La logique de Microsoft et Apple est peut-être plus claire si on se place dans la perspective de l'ubicomp
Update : la personnalité de Steve Jobs a sans doute des facettes détestables mais son allocution aux étudiants de Standford est remarquable et mémorable
Hier soir, un reportage du 20h de TF1 était consacré à la télé-déclaration des impôts. Les difficultés rencontrées confirment mon opinion que faire fonctionner un service à large audience est une affaire que peu de professionnels maîtrisent. D'où mon appréciation de Google l'année dernière.
Au passage, une vue rapide d'un écran de supervision a permis de démontrer la montée en puissance de l'Open Source dans la chaîne de production puisque c'est Nagios qui semble utilisé par le MINEFI.
La plupart des projets TIC dans l'enseignement consiste à transposer un bon vieux livre dans un format électronique, avec plus ou moins d'interactivité. La dynamique de diffusion de masse d'un contenu pré-formatté n'est pas fondamentalement tranformée. Jon Udell, qui fait des expérimentations avec une plateforme de clipping de media, propose une idée originale.
A college student who attends a lecture knows that a video recording will be available at a private URL. As a result, she takes fewer notes and is able to spend more time attending to the lecture and related materials (chalkboard, lab demonstration, AV clips). But the notes she does take are time-coded, and when she reviews them she can access the corresponding segments of the video.
Jon Udell: Hypermedia and personal productivity
Les infrastructures ne sont pas encore totalement en place pour assurer cela mais c'est une idée avant-gardiste qui mériterait d'être expérimentée.
Des idées pleines de bon sens de Beyond Bullets
Souvent j'ai entendu des ingénieurs ou des chefs de service soupirer sur l'absence d'une base de connaissance dans leur entreprise. Ces personnes étaient convaincues que la plupart des problèmes qu'elles rencontraient dans leur travail étaient déjà connus et résolus dans leur organisation. Mais ces mêmes personnes sont souvent les premières à mettre des barrières au partage : des répertoires de travail en réseau interdits aux autres départements ou des accès en lecture seule, sous prétexte d'un exemple récent de données effacées et perdues, par mégarde ou volontairement.
La conception des systèmes informatiques est souvent fautive de ne pas fournir en standard d'autres alternatives que la gestion des accès, qui repose sur des verrous. Mais on peut facilement reproduire la sécurité par audit trail d'un wiki (voir les principes originaux de Ward Cunningham pour plus d'explication) en mettant en place en plan d'archivage qui journalise les versions des documents produits chaque jour : chacun peut alors modifier les documents partagés, éventuellement les effacer, mais chacun pourra aussi en quelques clics de souris revenir à une ancienne version qui lui satisfaisait plus ou avant une corruption de données. Sur le plan pratique, les gains en capacite des disques sont aujourd'hui supérieurs à la loi de Moore (Ars Technica préfère parler, à juste titre à mon avis, de courbe de Moore ce qui est en effet plus approprié pour une tendance historique extrapolée) et il est urgent d'en trouver un usage intelligent.
Or, pour revenir à notre sujet de départ, qui dit base de connaissance dit partage. A tous les sceptiques, je recommande de comptabiliser les données qu'ils partagent vraiment, sans compter celles qu'ils mettent à disposition sur un site web en lecture uniquement. Si ce décompte est rapide alors il est urgent de réfléchir à un projet de partage, qu'il s'appelle knowledge base, CRM, dossier patient...
En ces temps de préparation supposée de leur IPO, beaucoup ont écrit sur les avantages concurrentiels de Google. Dans un premier temps, l'algorithme Pagerank leur a permis d'attirer une première population d'utilisateurs avertis (je me souviens avoir utilisé Google en 1999).
Ensuite la simplicité de l'interface a permis la diffusion de l'outil, au point de créer un sport, le Google Bombing qui consiste à associer un site "détonnant" à la première réponse à une recherche, réponse qu'on peut obtenir directement en cliquant sur "I'm feeling lucky", pour un résultat "étonnant".
Sur le plan des recettes, les titulaires de MBA ont apprécié la capacité de Google à se transformer de fournisseur en marque blanche des plus grands portails web, Yahoo en tête, en développeur de sa propre marque et sa propre solution pour capturer les revenus publicitaires (Adwords).
Tous les commentateurs, à quelques exceptions près (comme Cringely en incidente), laissent sous silence ce qui, de mon point de vue, est leur avantage concurrentiel actuel, l'excellence dans leurs datacenters. Google exploite aujourd'hui plus de 10000 ordinateurs (update : peut-être 100 000 selon un article de Slashdot)en cluster pour répondre dans un temps maîtrisé (très rarement supérieur à 2s), à des millions de requêtes.
Comme les déboires récurrents de Microsoft avec Windows Update le démontrent, cela n'est pas chose facile.
Autant leur interface a été copiée, leurs algorithmes, largement inspirés des analyses des références croisées entre publications universitaires, objet de la thèse des fondateurs, ont été reproduits, autant l'ingénierie de leur datacenter est complexe à reproduire. L'index de Yahoo (maintenant basé sur Webrank, plus ou moins sur les mêmes ingrédients que Pagerank) en est encore à ses balbutiements. Le site web de notre société, bien qu'il soit enregistré depuis l'an 2000 dans la partie annuaire de Yahoo, n'est présent que sous le nom de domaine de notre ancienne filiale, absorbée depuis un an www.setics.setec.fr. Le nombre de pages indexées est de quelques dizaines, contre la quasi-intégralité pour Google (plusieurs centaines). De plus le Googlebot visite chaque semaine la page principale www.telecom.setec.fr, et récupère les liens vers les nouvelles entrées de weblog.
Tout cela conduit les geeks à faire confiance à la fiabilité de Google plutôt qu'à celle de Yahoo qui a été longtemps l'étalon en terme de présence sur le web.
Extrait d'un document passé récemment entre mes mains (gras ajouté par mes soins).
Les serveurs sont au nombre de 600 avec une cible à 300 à l'issue du Schéma Directeur Informatique. Les systèmes d'exploitation utilisés sont multiples Windows NT4, 2000, Netware, AIX, Sun...
Peut-être que l'objectif de 300 sera difficile à tenir lorsque le DSI se rendra compte que tous ses équipements sont en train de devenir des serveurs : imprimantes (toutes les HP récentes avec fonctionnalité JetDirect), points d'accès WiFi (par exemple Netgear), sans compter les PC sous Windows XP Professionnel (IIS avec relais SMTP, les logiciels Peer 2 Peer, etc).
L'objectif n'est pas de réduire mais de gérer la variété et la pollution de certains équipements sur leur réseau environnant.
Microsoft est souvent vilipendé pour les contraintes qu'il met sur les utilisateurs de ces produits. Mais, avec ces outils, certaines entreprises sont capables de s'infliger des peines inattendues. Voici deux exemples vécus récemment dans mon travail.
Lors d'une migration vers Windows XP, l'équipe informatique d'une grande entreprise a cru bon d'insérer une boîte de dialogue qui rappelle que "l'utilisation du PC est réservée à un usage professionnel, etc." sur une page entière. Anodin en apparence. Mais les PC de cette entreprise ont depuis toujours été rassemblés dans un domaine Windows ce qui fait que l'authentification sur le réseau est lente. Les utilisateurs ont pris l'habitude de taper leur mot de passe puis d'aller prendre un café, discuter avec leur collègue... Maintenant, après avoir saisi votre mot de passe, il faut attendre une dizaine de secondes que la fameuse boîte de dialogue apparaisse et que le PC termine sa connexion. Si vous oubliez, vous avez la surprise en revenant avec votre café à la main de voir votre PC qui attend que vous cliquiez sur ce seul bouton OK.
Faisons un calcul de coin de table. 10s perdues par 3000 personnes, soit plus de 8h. L'entreprise emploie un équivalent temps plein à attendre une boîte de dialogue OK !
Autre exemple d'un gestionnaire de parc velléitaire. Pour limiter le variantes de configuration, les PC d'une autre entreprise sont tous verrouillés sur une résolution VGA (640×480), celle de mon premier PC acheté en 1989. Pour une salle de supervision, une commande est passée pour un écran de 21 pouces. Devinez en quelle résolution nous l'avons trouvé ?
Il y a quelques années, avoir accès à Internet à haut débit et sans fil était un luxe réservé aux férus d'informatique en entreprise. Après avoir essuyé les plâtres sur le réseau de ma société, ce n'est pas sans quelques craintes que je me suis lancé dans la couverte WiFi de mon appartement. La réalité a été idyllique.
La connexion ADSL via Free a été un rêve de simplicité :
Grâce à l'attribution automatique d'adresse, j'étais connecté à Internet, sans drivers à installer, sans mot de passe !
Idem pour le point d'accès WiFi 11g.
1. connecter le NetGear à la prise Ethernet
2. valider la connection au réseau sans fil sur le PC sous Windows XP.
Je suis bien sûr conscient que j'ai dû par la suite activer le cryptage WEP et que mon PC était préréglé de façon appropriée (PCCard déjà installé, DHCP activé). Mais les fournisseurs et opérateurs ont fait de gros progrès pour démocratiser leurs équipements et services.
Apple et Sony sont les constructeurs les plus connus pour vanter le hub numérique où l'ordinateur devient la plaquette tournante pour l'utilisation de l'appareil photo, la caméra vidéo, la musique téléchargée, la télé. Dans la pratique, les premiers adeptes essuient les plâtres. Considérons ma mésaventure de la semaine dernière.
Brusquement la carte réseau de mon portable, Dell Inspiron, lâche. Le diagnostic est vite porté puisque les deux voyants (le premier indique une "porteuse", le second le flux de paquet) sont éteints. Mais en complément, je constate que Windows XP s'égare : il préfère penser que le câble est déconnecté, et surtout diverses applications mentionnent des messages d'erreur du type "unable to open listening socket". De fait, je n'arrive pas à utiliser mon ancienne carte réseau amovible PCMCIA.
Comme prévu par contrat, Dell intervient en 24h pour changer la carte mère (la carte réseau est intégrée...) mais cela ne résout que le problème hardware. Une réinstallation simple de Windows XP (une "vie" de perdue...) ne change rien. J'apprends au passage et à mes dépends que Windows XP est la première version de NT qui considère la pile IP comme partie intégrante du système et qui empêche sa desintallation. Finalement je dois me résoudre à formater le disque dur et tout réinstaller : au bilan, 2,5 jours pour faire manger tous les CD des logiciels pour l'appareil photo, la caméra, le Clie, etc.
C'est là qu'on mesure toute sa dépendance à son PC, même si celui-ci dispose d'un backup à jour de toutes les données.
NB : dans cette aventure, la distribution Linux Knoppix sur CD s'est montré une aide précieuse parce que il détectait toujours correctement mon matériel !
IBM présente des visualisations très intéressantes des contributions à la Wikipedia.
Le web s'installe vraiment dans les affaires. Toutes les camionnettes et camions, en plus de leur numéro de téléphone, arborent une référence à leur site web, même pour du chauffage et de la plomberie (www.vaillant.at).
Autre constat: les entreprises autrichiennes privilégient les domaines en .at par rapport en .com même pour des filiales d'entreprises internationales (je pense à des publicités de Nokia en particulier). Comme en Belgique, il y a une fierté à montrer son implantation nationale, peut-être pour se différencier des entreprises allemandes.
A l'opposé, le premier panneau sur l'autoroute du retour arborait une mention sanef.com. Outre l'abandon du www qui déroutera sans doute un débutant, je trouve étonnant que la SANEF se présente comme une activité commerciale internationale. Pour mémoire, il s'agit à ce jour d'une entreprise publique limitée à la France (SANEF signifie société des autoroutes du Nord-Est de la France) et sur le plan commercial, la cahute de vente des télépéages ventée par ce fameux panneau était fermée un dimanche de grands départs d'été !
Dans le cadre du ménage d'été, un collègue envoyait des emails à l'archivage (nous avons mis en place Mhonarc avec une passerelle POP3), soit un trafic de l'ordre de 100 Mo. Cela a pratiquement stoppé l'accès Internet des autres usagers.
J'ai eu alors l'occasion de découvrir que Mandrake Multi Network Firewall n'utilise aucun des dispositifs de Traffic Control de Linux alors que cette distribution joue avec les bits TOS (type of service) au niveau du filtrage de paquet.
A moi donc qdisc, tdf et autre sfq pour mettre en place Diffserv. Heureusement la HOW-TO est très bien faite. La semaine prochaine, l'incident de cette semaine ne pourra plus se reproduire.
Dans tout le bruit autour du projet de directive européenne, il y a quelques arguments de bon sens que j'entends peu ou pas.
D’abord il y a les arguments de l’impraticabilité.
Contrairement à la protection simple de la propriété intellectuelle qui a besoin d’un enregistrement pour prouver a posteriori l’antériorité en cas de dispute, les bureaux des brevets nationaux et supranationaux devront être capables d’apprécier a priori la nouveauté substantielle apportée par un logiciel. Quand il est déjà difficile pour une entreprise de développement de suivre les différentes versions de ses logiciels dont les fonctions évoluent de façon hebdomadaire (pour résoudre ce problème, on a bien sûr conçu des… logiciels de versioning, type CVS), on imagine mal le cauchemar logistique.
Ensuite il sera difficile de définir le périmètre de la brevetabilité. Au niveau des algorithmes, il ne faut pas oublier que bon nombre de logiciels actuels s’appuient sur des algorithmes anciens rendus praticables par le développement de la puissance des ordinateurs et des réseaux. Même Google et son fameux Pagerank (breveté aux États-Unis) n’a rien de très original du point de vue mathématique. Son avance technologique repose finalement plus sur son réseau de 15000 serveurs, sa capacité à offrir régulièrement de nouveaux services… Comment alors traiter un logiciel mélangeant 99% de trivial et de 1% d’original ?
Ensuite au niveau des interfaces utilisateurs, par définition un nouvel entrant sur un créneau de logiciels cherche à faciliter la transition des utilisateurs. Aussi son interface s’inspire-t-elle du leader du marché qui voudra se protéger par des brevets. Cela nous amène tout de suite à la question de l’utilité collective.
Le brevet a pour objet d’accorder une exclusivité pendant une période donnée dans le but de favoriser l’innovation. Dans un monde de produits industriels, ce moyen a été considéré comme approprié parce que la mise au point peut être longue et coûteuse et que la copie est facile parce que les produits circulent et peuvent être facilement soumis à l’analyse des concurrents. A titre indicatif, rappelons que tous les grands constructeurs automobiles démontent les voitures de leurs concurrents jusqu’au dernier boulon. Pour le logiciel, le développement est également long et coûteux mais le reverse engineering est une activité encore plus longue voire irréalisable à tel point que, dès qu’une entreprise comme Microsoft se trouve en situation de monopole de fait, on lui impose d’exposer des API internes pour permettre aux compétiteurs de proposer des offres concurrentielles.
D'un autre côté, les juristes du droit de la propriété intellectuelle font remarquer que la tentative des sociétés informatiques de s'appuyer sur le droit des oeuvres intellectuelles a perverti ce système avant tout destiné aux oeuvres d'art. Et c'est d'ailleurs face au "incongruités" de ce droit (droit de l'employé par rapport à son employeur...) que les majors du software auraient changé leur fusil d'épaule.
Finalement, ne faut-il pas conclure que le développement informatique est devenu une activité significative et qu'il mérite un droit spécifique ?
Parce que mon adresse email de l'Ecole polytechnique est la plus visible, elle fut la première à être atteinte de la maladie du spam. Ces messages non solloicités sont souvent en anglais et me promettent diverses améliorations "médicales", dont sans fausse modestie, je n'ai pas besoin. Sans être aussi catostrophique que pour certains (250 spam par jour), cela commençait à devenir une nuisance.
Heureusement, SpamBayes est arrivé. Je l'ai installé comme addin d'Outlook avec l'installateur Windows (du coup j'ai une 3e copie de Python sur ma machine) et après quelques semaines d'entraînement sur mes messages, je peux déclarer avoir gagner la guerre du spam.
Mozilla fait un retour un force. Avec son sous-projet Firebird, le navigateur Open Source issu de Netscape fait enfin le poids avec Internet Explorer. Il y a encore quelques détails génants pour un habitué du navigateur de Microsoft (bascule malaisée entre connexion et hors connexion) mais Mozilla Firebird résoud une de mes frustrations concernant IE6 sur Windows XP, l'agglomération des fenêtres dans la barre des tâches. En effet, je me trouvais continuellement avec 2 ou 3 fenêtres du gestionnaire du fichier et quatre ou cinq fenêtres du navigateur, "résumées" en une seule barre de titre alors que le document Word ou la présentation Powerpoint utilisent généreusement le reste de l'espace sur ma barre des tâches. Mozilla répond en étant clairement séparé du gestionnaire de fichier, et en permettant la navigation dans des onglets qui s'ouvrent derrière la page courante. Très pratique.
J'ai enfin pu vérifier qu'on peut changer de navigateur par défaut, mesure ordonnée par le Département de la Justice américain.
Les constructeurs font beaucoup d'annonces mais il y a parfois loin de la coupe aux lèvres.
Aussi il est toujours intéressant de voir des utilisations réelles. J'ai découvert ce week-end qu'une partie des voitures de golf que vous pouvez louer pour visiter les jardins de Vaux-le-Vicomte sont équipés d'ordinateurs portables multimedia. Ils offrent un guide virtuel avec cartes, musique...
Le couple Intel - Microsoft s'essouflait parce que, sans nouveauté fonctionnelle, il n'y avait pas de raison de changer de logiciels, Windows ou Office, et donc de machine. Paul Ortellini, le président d'Intel, a trouvé une nouvelle façon de motiver les clients :
"If they - chips at 700 Mhz or lower - are not running XP, and they'll have a hard time doing that, they won't be getting security patches."
Dans la suite des péripéties avec le Sony Clie, j'ai appelé le centre de support de Sony. La première question de mon interlocuteur a été de me demander si j'étais enregistré. J'avais effectivement terminé la procédure d'installation par l'enregistrement sur Internet. Réponse ahurissante : "Oui, mais ça, c'est pour le marketing".
D'un autre côté, le site web de Sony est utilisable. Je n'en dirai pas autant de Cyrillus, ou Pierre et Vacances, si lents que, de rage, vous prenez votre téléphone pour avoir un vendeur (Pour être fair-play, je dois dire que Cyrillus répond toujours vite).
Après une semaine d'utilisation, mon opinion est mitigée.
D'une côté, l'écran offre un gain de confort significatif. Les 16Mo de mémoire offrent beaucoup de possibilité. Le vibreur permet également d'éviter de se faire repérer dans les réunions.
D'un autre côté, l'alimentation électrique est une réelle préoccupation. La documentation annonce 12 jours d'autonomie pour une "utilisation courante". Plus précisemment, cela correspond à 12*30 minutes soit 6 heures de service.
Or j'apprécie particulièrement mon Clie pour la lecture dans les transports en commun. Dans le train du retour de Bruxelles, j'ai ainsi vu apparaître une première alerte alors que j'avais rechargé le Clie la nuit précédente. L'autonomie maximale dans mon cas représente donc une journée d'utilisation intensive. Je vais probablement acheter un chargeur de voyage.
L'autre difficulté provient des incompatibilités entre les capacités sonores avancées du Clie et des logiciels courants. Ainsi la version de démonstration d'Agendus, que j'expérimente pour évaluer l'intérêt de l'ex-ActionName pour afficher mon travail à venir sur le "grand" écran couleur, n'est capable que d'utiliser le son d'alerte basique (3 bips longs et monocordes).
Acte manqué
Le jour de mon anniversaire, mon fidèle Visor Platinum tombe de la poche de ma veste. Il semble intact, mais le numériseur ne détecte plus que la position verticale du contact sur l'écran. Conséquence pratique, on ne peut plus "cliquer" nulle part, ne serait-ce que sur le bouton OK d'une alerte.
Clie T625C
Dès le lendemain samedi, je fonce m'acheter un Sony à PDAshop. Pour l'ouverture du magasin près de Saint-Lazare, ils font une offre de reprise de votre ancien PDA qui amène le T625C à 320 €, pour 16Mo, Palm OS 4.1 et surtout le magnifique écran de 320*320 en 65000 couleurs. On le redira jamais assez mais la qualité d'un l'écran a une importance cruciale sur la facilité de lecture et indirectement la productivité de l'utilisateur.
Plug and Pray
Cependant j'ai bataillé toute une soirée pour faire fonctionner la synchronisation avec mon ordinateur portable sous Windows XP. Passons les épisodes liés à la préexistance de l'installation pour le Visor ; la première perte de temps revient à une fausse piste (Une première recherche sur Google m'avait fait découvrir sur cette page les turpitudes technologiques des premiers Clie).
Mon PC avait en fait à moitié reconnu la connexion du Clie sur le port USB. A moitié, cela veux dire qu'il a cherché à installer le driver PalmUSBD.sys et que, pour une raison que j'ignore toujours, il n'avait pas été jusqu'au bout, mais il ne donnait aucun information sur sa perplexité.
La solution consiste à se placer dans le gestionnaire de périphérique puis à synchroniser. Dans cette interface, Windows XP présente enfin son désarroi, le fameux point d'interrogation jaune d'un périphèrique non reconnu. On peut alors finir l'installation manuellement en lui donnant le chemin du PalmUSBD.inf . La situation était "sous contrôle" vers 2H30... du dimanche matin.